Nouvelle tarification de l’eau potable à St-Denis-en-Val en 2026 : Gagnant ou perdant ?
La distribution d’eau potable était confiée par la commune au délégataire Véolia jusqu’à fin décembre 2025. Les élus métropolitains ont souhaité qu’Orléans Métropole ait un délégataire unique pour ses 22 communes d’une part, et, d’autre part, que le prix de l’eau potable converge à terme vers un prix identique de l’eau pour les 22 communes.
Auparavant, le prix de l’eau pour chaque commune était assez disparate. De fait, des communes vont voir leur prix augmenter, comme à St Cyr en Val, et d’autres diminuer, comme à Ingré.
Toutes les communes ont été reprises il y a deux ans par le nouveau délégataire « AQUALIGE », Filiale de SUEZ, sauf St Denis en Val alors contractuellement liée à Véolia jusqu’à fin 2025. Notre commune a rejoint le délégataire métropolitain depuis le 1er janvier 2026. Quelles seront les incidences de ces changements pour le consommateur dionysien ?
Avec Véolia, c’était simple puisque le tarif au m3 était le même, quel que soit le volume annuel consommé. Avec Aqualige, c’est moins simple puisque le tarif du m3 varie en fonction du volume annuel consommé.
En effet, avec le changement de délégataire, une nouvelle tarification, dite « progressive », est instituée par la Métropole, avec 3 tranches de tarification :
– de 0 à 40 m3 : L’eau « vitale » , à 1.39€ le m3 TTC
– de 41 à 120 m3 : L’eau « utile », à 1.71€ le m3 TTC
– au-delà de 120m3 : L’eau « confort », à 2.28€ le m3 TTC
Alors quels seront les dionysiens « gagnants » et « perdants » ?
Le graphique ci-dessous indique quel sera le prix moyen du m3 en fonction du volume annuel consommé, abonnement exclu.

Les consommateurs de moins de 121 m3 annuels seront gagnants, mais… perdants au-delà de ce seuil.
Les foyers dionysiens consomment en moyenne 90m3 par an. Ils seront globalement gagnants (environ 3,6€ par an !)
Ceci étant, il faut pondérer cette appréciation :
=> seront perdants :
– Les familles nombreuses qui consomment davantage ;
– Les jardiniers (assez nombreux dans notre commune).
=> seront gagnants :
– Les foyers vivant en appartement et/ou les personnes seules.
En conclusion :
Si l’on peut comprendre la volonté d’inciter à l’économie de l’usage de l’eau potable, on peut regretter que les familles nombreuses et les jardiniers familiaux ruraux (qui produisent en circuit court), soient pénalisés par cette tarification progressive. Il aurait été plus juste d’introduire une pondération en fonction de la composition du foyer, par exemple.
